Ce mois de juin est un mois particulier dans notre histoire, que nous ne devons pas oublier. Les 14 juin et 22 juin prochains seront encore des moments forts pour notre fédération dans le cadre de nos 80 ans. La reconnaissance du Statut des mineurs et la création du Statut des électriciens et gaziers en 1946 nous rappellent le chemin parcouru et les combats qu’il nous reste à mener, d’où nous venons, et où nous devons aller. Ces conquêtes sociales, arrachées de haute lutte, constituent le socle de notre identité syndicale et la boussole de notre action.

80 ans après, défendre et prolonger le Statut et le Service public de l’énergie

Le 8 avril, nous étions tous réunis à la Bourse nationale du Travail pour fêter l’Anniversaire de la nationalisation de nos entreprises — ne nous arrêtons pas là. Les jeunes se retrouverons le 23 juin, et les déléguées et délégués des syndicats de la FNME se réuniront les 24 et 25 juin pour notre Conseil général, afin de continuer à débattre et à porter, entre autres, notre projet politique, celui d’une nationalisation nouvelle de l’ensemble de notre secteur, à travers notre Programme progressiste de l’énergie.

Les enjeux et les discussions autour de l’énergie n’ont jamais été aussi prégnants. Les inquiétudes face à une stratégie gouvernementale vouée à l’échec sont réelles. L’ensemble de nos infrastructures électriques sont en danger et subissent des contraintes majeures, subissant la priorisation des EnRi sur les réseaux électriques.

La situation de black-out vécu dans les pays ibériques, inquiète à des plus haut niveau, sur la possibilité d’une même situation sur notre territoire. Côté infrastructures gazières, ce n’est pas mieux : l’attente des décisions du gouvernement sur des certificat de production de biogaz a ralenti le développement des gaz verts, et les incidents récents sur nos infrastructures de transport posent question.

Face aux incertitudes du secteur, porter une alternative de nationalisation et de progrès social

Cette période de fortes interrogations doit nous permettre de porter nos analyses, faire entendre nos propositions et alerter sur les dangers des orientations en cours.

Nous devons nous saisir de la préparation de la campagne pour les futures élections présidentielle pour porter notre Programme auprès des partis politiques qui nous soutiennent, et dénoncer fermement ceux qui prônent la libéralisation à des fins capitalistes, au détriment des travailleuses et des travailleurs du secteur.

Faisons savoir que l’extrême droite ne porte aucune idée sérieuse et ne fait que plagier nos revendications à des fins électoralistes, sans jamais s’engager réellement sur le fond. 

C’est bien pour cela que nous avons travaillé sur nos moyens de communication, afin de mieux mettre en avant nos programmes et nos différents travaux, pour que les syndicats de proximité puissent facilement s’en saisir et les diffuser.

Thomas DUTEL, secrétaire fédéral